"A force de taper dans rien, il finit toujours par en sortir quelque chose. Et réciproquement."
maxime shadok


Comment bien buter en 13 leçons

(encyclopedia universalis butum)

 

 

1. Carte

La carte, c’est beaucoup trop lourd pour être emmené en rando, et franchement, ça ne sert à rien. Il suffit de mémoriser les quelques passages clés. Surtout, ne faites pas attention aux lignes de niveau, qui pourrait vous donner des indications sur l’itinéraire à suivre. De toutes façon, les itinéraires les plus tortueux ne sont en général pas visible sur la carte, alors à quoi bon ?

Cependant, il peut être amusant après une rando d’essayer de trouver sur une carte l’itinéraire suivi : on a parfois des surprises !

retour menu leçons


2. Boussole

Le plus simple est de ne pas en avoir, et de s’orienter avec le soleil et les sommets alentours. Et puis lorsqu’il fait mauvais, on peut toujours se fier à son instinct, son sens de l’orientation, ou son pif. Si vous décidez cependant de vous encombrer d’un tel objet, et qu’il a un jour l’outrecuidance de contredire votre intuition quant à la direction du nord géographique, ignorez-la simplement, en prétextant une anomalie magnétique.

retour menu leçons


3. Topo

Faites en sorte qu’il ne bouge pas de la bibliothèque, ne le parcourez que rapidement, pour vous mettre quelques vagues suggestions en tête, mais n’allez en aucun cas apprendre par cœur toutes les courses et les enchaînements possibles, et par pitié, ne vous appesantissez pas sur les entrefilet que l’auteur à inutilement pu consacrer à des description déplacées d’échappatoire ou à de redondantes mises en gardes sur la rareté des conditions ! Et les cotations ? Au diable ! Vu de l’esprit que tout cela ! Laissez au contraire agir votre instinct ! Surtout si vous être débutant ! Ah qu’il est grisant de partir à l’aventure, s’ébattre au fond d’un talweg dans les vernes de plus en plus serrées de dame inconnue…

retour menu leçons


4. Brouillard

Evitez les jours de grand beau qui favorise les positionnements aisés, et préférez les jours de brouillards ou même lourdement nuageux. L'avantage c'est que même en terrain connu vous pouvez vous égarer après quelques centaines de mètres seulement. Et alors en terrain inconnu, pour peu que vous cumuliez avec 1, vous êtes certains de prendre un but d’anthologie assorti d’une mémorable galère non moins anthologique.

retour menu leçons


5. Equipement

Afin d’accélérer le but, partez léger, économisez le matériel, dites vous que si ça ne passe pas sans crampons ni cure-dents à la montée, vous ne pourrez pas descendre de toute façon. Ainsi délesté, fourvoyez vous dans une bonne petite cascade de glace, ou un bon petit couloir raide, dont la neige durcit tout, tout doucement au fur et à mesure ou vous montez, ainsi non seulement vous êtes sûr de ne pas aller en haut, mais en plus vous pouvez même arriver en bas beaucoup plus vite que prévu !

retour menu leçons


6. Culture, connaissance

Ne vous encombrez pas l’esprit de connaissances, noms de passages, col, baisse, brèches, têtes, pics et autres couravous ! Non seulement, c’est lourd, et insipide, mais en plus vous risqueriez d’établir des comparaisons vous permettant d’évaluer votre situation avec trop de précision ! Vous pourriez vous retrouver si vous êtes perdu, ou choisir le bon objectif avant de partir et passer à coté d’un but pourtant assuré !

retour menu leçons


7. Neige et Avalanches

Sachez choisir les conditions optimales : type un couloir sud quand il fait froid après quelques jours de chaud, un couloir glaciaire d’altitude en début de saison, ou encore une face nord ouverte après une tempête, terrain mort pierreux en début de saison, etc.
(à finir)

retour menu leçons


8.Optimisme

Ah l’optimisme! Il en a de la chance l’optimiste ! Pour lui pas besoin de carte, l’itinéraire est évident, pas de matos « c’est à vache », même quand il y a de la glace pas de problème, il reste un filet de neige sur mes contrepentes dont la mesure de l’inclinaison est de toute façon très exagéré dans le topo ! Les nuages ne sont que des cumulus qui finiront bien par se dissiper, les plaques qui ne sont pas encore parties ne partiront de toute façon jamais et la réputation de cet itinéraire difficile est certainement très surfaite, sûrement montée de toute pièce par un ouvreur un peu timoré ou n’étant pas en possession de tout ces moyens !

retour menu leçons


9. Compagnons

Les compagnons de rando sont bien plus important qu’on le pense. Un compagnon peu motivé pourra vous faire buter là où vous pensiez passez quelque soit les conditions. Vous pouvez aussi emmener un petit groupe avec qui vous n’avez jamais skié dans des pentes raisonnables. On a parfois la surprise d’avoir avec soit une personne (plus généralement une fille, venue avec son copain) qui sera prise de peur panique irrationnelle.

retour menu leçons


10. Metéo

Ahhhh la météo. Quel temps fera-t-il ? quelles seront les températures ? le vent ? Personne ne peut le dire, et ceux qui le prétendent se trompent si souvent !
Le vent se lève ou le soleil se voile ? Le dégèl indispensable pour descendre ce couloir n’arrivera pas.
La neige commence à tomber ? Les coulées de purge des rives du couloir ne vont pas tarder à vous emporter.
Les nuages envahissent le sommet ? Jamais vous ne trouverez cet itinéraire tortueux dans cette face que vous pensiez descendre à vue.
Il fait plus chaud que prévu ? Réjouissez-vous, les rives chargées du couloir que vous remontez ne vont pas tarder à vous dégueuler dessus, accompagnées de quelques caillasses..
Tant de ratages météo possibles ! Ne vous en privez-pas ! Et puis qui écoute trop la météo reste au bistro!

retour menu leçons


11. Itinéraire

Personne au Nimp'Crew ne sait vraiment ce qu'est un itinéraire. A quoi ça sert ?

retour menu leçons


12. Boulettes

Ah, La boulette! Lacher son piolet en plein mixte péteux, enfermer les clés dans la bagnole, échapper sa board en pleine pente gelée, oublier ses bottes... La boulette est au but ce que le génie est à la musique : une marque de fraicheur indépassable, de l'authenticité pure, bref la spontanéïté même ; il y a ceux qui travaillent leur art pour buter avec style et il y a ceux qui sont des buteurs nés commettant l'irréparable à tout moment de la journée : point de labeur pour eux, ces gens-là butent par boulette comme ils respirent et à les voir buter on doute d'avoir sû respirer un jour. Eh oui, si le buteur débutant (ah oui, ne pas confondre le débutant, jeune buteur très productif à l'innocence fort attendrissante, avec le dé-butant, vil personnage qui surgit de l'ombre pour vous éviter le but en vous donnant le chemin ou bricolant comme Mc Gyver pour réparer votre fixation avec trois fois rien...) donc, si le buteur débutant est par nature boulettogène, il ne faut surtout pas se reposser sur ses lauriers ensuite : l'indice de boullettique chute gravement avec l'expérience. Bien sûr, me direz-vous, le buteur consciencieux pourra toujours user de son savoir-faire pour induire un climat d'échec en appliquant la plupart des recommandations précédentes, mais cela ne sera que but trop artificiel : la boullette, la faute d'innattention ne se travaille que peu, on a un don ou pas. Cependant, ne desespérez-pas, il y a des trucs : efforcez-vous de penser systématiquement à autre chose, faites plusieures chose à la fois lors des manips etc..

retour menu leçons


13. L'exprérience

Méfiez-vous en comme de la peste!...

retour menu leçons